DevOps@WeScale

Le terme DevOps a été inventé par Patrick Debois, administrateur système et consultant, durant l’organisation des premiers DevOpsDays à Gand en Belgique, en octobre 2009. Pour certains c’est un ensemble d’outils, pour d’autres un collège de pratiques, pour d’autres encore, une étiquette marketing en vogue.

Chez WeScale, c’est un terme qui n’est pas pris à la légère. Voyons donc ensemble ce qu’est DevOps chez nous.

Étymologie

DevOps est la concaténation :

  • des trois premières lettres (dev) du mot anglais development (développement)
  • et de l’abréviation usuelle ops du mot anglais operations (exploitation)

    Développement et exploitation sont deux fonctions de la gestion des systèmes informatiques qui ont souvent des objectifs contradictoires.
    Voilà pour les origines du terme, passons à son sens.

Définition

Les définitions ne manquent pas sur la toile, mais celle qui paraît la plus satisfaisante à nos yeux a été donnée sur le blog de calm.io il y a un an de cela. Une traduction libre pourrait donner ceci :

DevOps est le processus de suppression de toutes les contraintes existantes entre les développeurs et la livraison de valeur ajoutée aux utilisateurs.

C’est ce vers quoi nous tendons dans chacune de nos missions et c’est une définition suffisamment large pour englober l’ensemble des pratiques organisationnelles et techniques que l’on peut retrouver sur le terrain. Chapeau bas à calm.io pour cette formulation.

Ingrédients

Le monde de l’IT est friand d’acronymes mnémotechniques qui facilitent la compréhension. Le modèle CALMS est une excellente approche pour expliquer les ingrédients qui composent DevOps.

Culture

Le premier pilier du mouvement DevOps est l’établissement d’une culture commune entre toutes les équipes, développement, opération mais aussi métier et marketing. Dans les organisations où DevOps est important, l’IT joue un rôle central et il est donc très utile d’en faire comprendre les rouages à tous les niveaux. On ne peut imposer une culture, on ne peut pas décider de faire changer des mentalités. Cette culture commune émergera grâce à la pratique régulière des autres piliers CALMS.

Automation

Tout ce qui est manuel et répétitif peut être automatisé. Les gains liés à l’automatisation ne sont pas que des gains de temps. Une fois automatisé, un processus devient testable, reproductible sans erreur et versionnable. Chez nous la règle est simple et sans appel : 1, 2, 3, automatiser. En d’autres termes, si une tâche manuelle se répète 3 fois, c’est un excellent candidat à l’automatisation. La gestion de configuration, l’infra-as-code, l’intégration et le déploiement continu sont de bonnes pratiques à mettre en place, à diffuser et à faire vivre.

Lean

Une transformation DevOps est un travail de grande envergure. Pour parvenir à des résultats, il faut conserver une approche Lean centrée sur l’ajout de valeur aux utilisateurs des solutions dont on a la charge. Une multiplication de petits chantiers, chacun évalué par rapport à l’ajout de valeur à la solution globale, voilà ce qui a fait ses preuves sur le terrain. Chaque petit but atteint est un argument pour faire la promotion de DevOps auprès des autres services de l’organisation. De plus, le tabou de l’échec doit tomber. Chaque échec ou incident est une occasion d’apprendre pour éviter qu’il se reproduise. Plus les chantiers seront petits, plus les échec seront bénins.

Measurement

On ne peut statuer sur une amélioration que si l’on est capable de mesurer l’état initial, l’évolution et l’état final. Les métriques systèmes classiques sont vitales au maintien en conditions opérationnelles des différents serveurs d’une infrastructure. Les métriques métiers sont vitales au maintien en conditions opérationnelles de votre business. Les métriques d’équipe permettent de connaître l’efficacité des efforts (nombre de ticket, d’incidents, temps de réaction sur incident, …). Mesurer, collecter, traiter et visualiser sont des étapes indispensables. Une collaboration intelligente entre Dev et Ops permet de mettre en place ce genre de métriques de façon rapide et fiable.

Share

Le partage est la graine qui permet à tout le reste de se mettre en marche. Partager un objectif commun permet aux équipes d’avancer main dans la main. Partager les problèmes déclenche empathie et réflexions pour faciliter la vie à tous. Partager des connaissances fait émerger des idées nouvelles et ouvre des perspectives. Un dicton populaire dit : “Peine partagée : demi peine. Joie partagée : double joie.” C’est aussi vrai dans le monde professionnel.

Ces cinq piliers représentent non seulement les valeurs et comportements que nous portons chez nos clients mais aussi ce que nous souhaitons continuer à développer chez nous. Ce mouvement n’est que le commencement d’un meilleur fonctionnement au sein des entreprises, raison pour laquelle nous parlons de culture DevOps.

Si vous vous reconnaissez dans ces valeurs et dans ces pratiques, vous avez votre place chez nous.