Déployer des centaines de machines d’un seul clic, payer ses ressources à la demande, avoir des SLA très élevés, telles étaient les promesses du cloud. Nous sommes en 2022, il est temps de passer à l’étape suivante en phase avec les besoins actuels : Nous sommes fiers de lancer aujourd’hui le mouvement "No Cloud" !

Notre constat :

Il est temps aujourd’hui de sortir de cette globalisation de l’infrastructure. La migration vers le Cloud a mis en lumière plusieurs problèmes :

  • Des coûts non maîtrisés : le système de Pay as You go semble séduisant sur le papier mais comment prévoir son budget d'infrastructure annuel ?
  • Une complexité exponentielle : chaque outil supplémentaire en appelle un nouveau. Le cloud nécessite de l’automatisation, qui dit automatisation dit Infra as Code, test, CI/CD, et donc une infrastructure aussi pour la CI/CD… Le serpent qui se mord la queue !
  • Perte de contrôle : une entreprise qui migre sur le Cloud est une entreprise qui ne sait plus gérer son propre datacenter ni installer ses serveurs.
  • Dépendance logicielle : qui peut sérieusement baser sa stratégie IT sur de l’open source, très prisé dans le Cloud ?
  • Quid des connaissances à avoir pour migrer sur le cloud ? Les entreprises se retrouvent même parfois à devoir se faire accompagner par des experts du sujet !
  • Coût pour la planète : faciliter l’accès à des machines, c’est encourager à faire toujours plus de traitements, plus d’infrastructure, plus de bacs à sable inutilisés.

Poussons ces vilains nuages et laissons place à une nouvelle manière de gérer son infrastructure, le No Cloud !

Le manifeste No Cloud

Le No Cloud se base sur 4 principes :

  • Des interactions humaines avec les machines plutôt que de l’automatisation
  • Des serveurs physiques opérationnels plutôt que de la virtualisation
  • Des applications hébergées au plus proche des développeurs plutôt que dans le nuage
  • Une infrastructure maîtrisée plutôt que des machines qui démarrent toutes seules

Vous trouvez ces principes compliqués à appliquer ? Pas de panique, voici les pratiques qui vont vous aider à arriver à ce résultat.

Les pratiques

Infra as No-code : qui dit code, dit bug. Aujourd’hui, déployer à la main c’est s’assurer moins de bugs et moins d’infrastructure à gérer (plus besoin de gestionnaire de versions par exemple).

Tips : Lister dans un document toutes les commandes à faire pour passer en production afin de pouvoir déléguer cela à n’importe qui.

Automatiser c’est sympa sur le papier, mais si je veux être sûr que mon déploiement a réussi je préfère faire les choses moi même.
- Ops manager chez Mimine-technologie

Flat infrastructure : revenons aux choses simples ! Pas de container, pas de VM, pas de systèmes distribués. Moins de couches = moins de surprises. Si l’ensemble des composants peuvent tenir sur une seule machine c’est idéal.

Chez Do It By Hand Company, afin de faire travailler en collaboration nos "devs" et nos “ops", nos développeurs codent directement sur les serveurs de production. Un lien s’est créé dès le premier bug en production.
- NoCloud Engineer chez DIBHC

Do It Yourself : du montage du serveur, à l’installation des applications, en passant par installation et tuning de l’OS. Aujourd’hui, grâce à Internet on trouve toujours un tutoriel qui permet de faire quelque chose qui fonctionne.

Grâce au No Cloud, j’ai pu réutiliser les anciens ordinateurs portables pour héberger mon site internet, un post-it sur l’écran pour que personne n’y touche et j’ai plein de serveurs !
- IT manager de Cobol Asso

Human First : si un logiciel peut le faire, une personne le peut aussi ! Favorisez les installations "riches" à la souris plutôt que les scripts.

Tips: Toujours avoir sa crème pour le canal carpien à portée de main

Depuis le passage aux pratiques No Cloud, chaque mise en production est un événement convivial où l’équipe se rassemble 24h et travaille ensemble pour résoudre des problèmes chaque fois différents.
- CEO de Astreinte for Life

Low Computing : ce n’est pas aux machines de s’adapter à la demande client ou au business ! À partir du moment où l’infrastructure est déployée, s’il n’y a plus de ressources disponibles, les clients peuvent attendre.

Tips : Toujours prévoir une page d’indisponibilité, avec un smiley, cela donne le sourire :)

Si nos clients sont vraiment motivés pour acheter, ils peuvent patienter 1H ou 2H et revenir quand le site sera disponible.
- CEO de NewMarket !

Dev to prod : avoir plusieurs environnements est le meilleur moyen d’oublier une étape lors des déploiements. Privilégiez un déploiement directement depuis le poste de développement vers la production et réduisez les intermédiaires.

Terminé les solutions de VPN complexe à mettre en œuvre ! On a décidé de disrupter le business du Direct Connect en reliant directement nos développeurs aux ordinateurs de production avec des fibres dédiées.
- CTO de DirectCable2000

Red/Green Deployment : un workflow simple, on coupe, on installe la nouvelle version et on redémarre. Pourquoi se compliquer la vie ?

Tips : Sous Windows, on peut en profiter pour redémarrer la machine, cela ne fait jamais de mal.

Predictable infrastructure : le coût de mon infrastructure chiffré au plus tôt du projet dans les spécifications détaillées.

Application backup-less : stocker sur un disque dur ses données, pour se prémunir d’un d’incident est le meilleur moyen que l’accident se produise et un gaspillage inutile.

Des bénéfices visibles rapidement :

Pas besoin d’attendre très longtemps ! En à peine 3 mois, autrement dit dès le premier serveur opérationnel, on peut constater des améliorations notables :

  • Des équipes plus soudées que jamais, et focalisées sur l’infrastructure
  • Plus de réunions pour discuter sur les choix techniques, puisqu’il n’y a plus … de choix
  • Des utilisateurs à priori satisfaits (la boîte mail du support est pleine, sans aucun doute des remerciements !)
  • Des coûts et un impact écologique réduits et prédictibles
  • Des facilités pour recruter : plus de nécessité d’avoir un background technique
  • Une boucle de feedback rapide : soit ça fonctionne, soit ça ne fonctionne pas

Avec 30 Mo par compte, notre nouveau serveur mail installé par nos équipes nous a permis de réduire drastiquement notre impact carbone !

Conclusion :

Je pense que vous l’aurez compris : le changement a déjà commencé. La disruption est de faire moins, soi-même, avec le moins d’artifices possible et un retour aux sources de l’informatique.

Les entreprises parlent de Digital à longueur de temps, mais la seule véritable façon de “faire du Digital” reste tout de même de déployer à la main !

Si vous vous retrouvez dans ce mouvement, prenez la pilule rouge et restez au Pays des Merveilles ! Et si vous préférez rester dans l’ancien monde, dit “Cloud Native”, la pilule bleue se trouve ici.